Le Shiatsu a alors été enseigné dans les koryu (écoles anciennes d’arts martiaux). Beaucoup de ces écoles dispensaient des cours d’anatomie et d’étude des points vitaux, pas uniquement dans un objectif de combat, mais également pour soigner. Les grands maîtres d’arts martiaux étaient d’ailleurs bien souvent médecins acupuncteurs, rebouteux ou spécialistes en phytothérapie.
Au début du XXe siècle, le Japonais Tokujiro Namikoshi (1905-2000) a été à l’origine de la création du Shiatsu moderne. Alors qu’il était jeune garçon, il tentait de soulager les douleurs de sa mère percluse de rhumatisme. Il a alors constaté qu’elle se sentait mieux lorsqu’il appuyait et pressait avec ses pouces au lieu de masser et malaxer. Il a ainsi redécouvert, intuitivement et de manière totalement indépendante aux écoles d’arts martiaux, la technique de massage Shiatsu.
Plus tard, sa rencontre avec Shizuto Masunaga, homme cultivé d’université, aguerri aux théories chinoises, et notamment aux méridiens d’acupuncture, a donné naissance au Shiatsu moderne. A partir des années 50, ils ont fondé le Shiatsu Collège of Tokyo, référence mondiale actuelle, où sont enseignées les différentes techniques de Shiatsu.
« Ce qui importe vraiment pour les malades, ce n’est pas que chacun de leurs symptômes disparaisse, mais que leur santé soit rétablie dans son ensemble. »
Shizuto Masunaga